Trame spécialisée Carrelage

Modèle de mémoire technique carrelage

La trame pour les lots carrelage et revêtements durs : reconnaissance des supports, pose collée DTU 52.2, protection à l'eau, calepinage et joints.

11 sections conformes marchés publics Adapté au métier Sans inscription

Sur un lot carrelage, les désordres coûtent cher — décollements, fissurations, infiltrations en pièces humides. L'acheteur cherche donc un mémoire qui démontre la maîtrise des supports, du classement UPEC, de la protection à l'eau sous carrelage et des joints de fractionnement. C'est là que se gagne la note technique.

Ce modèle décline la trame en 11 sections pour les travaux de carrelage : réception et préparation des supports, implantation et calepinage, pose collée ou scellée, jointoiement et protection. Complétez chaque rubrique avec vos moyens, ou laissez BatiRedac générer le contenu depuis votre CCTP.

5 mm/2 m

planéité de support requise pour la pose collée

60 m²

surface maximale entre joints de fractionnement intérieurs

24 h

délai minimal avant jointoiement après la pose

Qualifications à mettre en avant

Qualibat 6311/6312

Carrelage et revêtements — technicité courante/confirmée

Décennale

attestation d'assurance en cours de validité

CACES R485

gerbeurs pour approvisionnement des palettes (si concerné)

Normes et référentiels à citer

NF DTU 52.2

Pose collée des revêtements céramiques

NF DTU 52.1

Revêtements de sol scellés

Classement UPEC

Adéquation revêtement / usage des locaux (CSTB)

SPEC / SEL

Protection à l'eau sous carrelage en locaux humides

Moyens humains : l'équipe type à présenter

Adaptez les effectifs à la taille du chantier et nommez les encadrants : un organigramme nominatif rassure l'acheteur.

FonctionQualificationRôle sur le chantier
Conducteur de travauxBTS FinitionsCalepins, approvisionnements, interface MOE
Chef d'équipe carreleurN4, SSTImplantation, encadrement, autocontrôles
CarreleursN3Préparation, pose, jointoiement
Aide-carreleurN2Approvisionnements, coupes, nettoyage

Moyens matériels à détailler

Préparation des supports

  • Ponceuses et grenailleuses avec aspiration classe M
  • Règles de 2 m et niveaux laser pour contrôle de planéité
  • Malaxeurs pour ragréages et mortiers-colles

Pose et coupe

  • Coupeuses électriques à eau pour grès cérame et grands formats
  • Systèmes de nivellement (croisillons autonivelants)
  • Ventouses de pose pour dalles grand format

Contrôle

  • Hygromètre à bombe au carbure pour humidité des chapes
  • Maillet et contrôle de sonorité pour détection de vides

Méthodologie d'exécution : les phases à décrire

La méthodologie est la section la plus notée du mémoire technique carrelage : détaillez chaque phase en la reliant aux exigences du CCTP.

1

Reconnaissance et réception des supports

Contrôle contradictoire de la planéité (5 mm sous la règle de 2 m pour la pose collée), de la cohésion et de la propreté des supports, mesure de l'humidité résiduelle des chapes, procès-verbal de réception avant tout démarrage — les non-conformités sont signalées au lot gros œuvre/chape.

2

Préparation et protection à l'eau

Application du primaire adapté au support, ragréage si nécessaire, mise en œuvre du système de protection à l'eau sous carrelage (SPEC ou SEL) dans les locaux humides avec traitement renforcé des points singuliers : siphons, angles, traversées et pieds de cloisons.

3

Implantation, calepinage et pose

Calepinage soumis à validation de la maîtrise d'œuvre (départs, axes, gestion des coupes), pose collée au mortier-colle conforme au NF DTU 52.2 avec double encollage pour les formats supérieurs à 1 100 cm², joints de largeur adaptée au format et respect des joints de dilatation existants.

4

Jointoiement, finitions et protection

Jointoiement après 24 heures minimum, joints de fractionnement tous les 60 m² en intérieur (8 m linéaires en couloir) et joints périphériques au droit des ouvrages verticaux, pose des barres de seuil et plinthes, nettoyage de fin de pose et protection des ouvrages jusqu'à la réception.

Ce que l'acheteur regarde en priorité

Vérifiez l'adéquation du classement UPEC des carreaux avec l'usage des locaux : le contrôleur technique le vérifie, votre mémoire doit l'anticiper.

Décrivez la protection à l'eau sous carrelage (SPEC/SEL) dans les pièces humides et les douches : premier poste de sinistralité du métier.

Ne négligez pas les joints : fractionnement, dilatation, périphériques — leur absence est un motif classique de réserves.

Précisez la pente des sols de douche et locaux lavés (1 à 2 % vers les évacuations).

Chiffrez vos cadences de pose (m²/jour/équipe) selon le format pour crédibiliser le planning.

Exemples de formulations prêtes à adapter

Réception des supports
« Avant tout démarrage, la planéité des supports sera contrôlée contradictoirement (5 mm maximum sous la règle de 2 m), ainsi que leur cohésion et leur humidité résiduelle. Un procès-verbal de réception des supports sera établi ; toute non-conformité sera signalée sans délai à la maîtrise d'œuvre. »
Pose collée
« Les carreaux de format supérieur à 1 100 cm² seront posés en double encollage au mortier-colle C2, conformément au NF DTU 52.2. Les joints de fractionnement seront ménagés tous les 60 m² en intérieur et repris dans le jointoiement par un profilé adapté. »

BatiRedac rédige ce type de contenu automatiquement, adapté à votre CCTP et à votre entreprise.

Questions fréquentes — mémoire technique carrelage

Quelle qualification pour un marché public de carrelage ?

Qualibat 6311 (technicité courante) ou 6312 (technicité confirmée) pour le carrelage et les revêtements. Si le règlement de consultation l'exige, joignez le certificat en cours de validité ; sinon, des références récentes avec attestations de bonne exécution font foi.

Comment traiter les pièces humides dans un mémoire carrelage ?

Décrivez le système de protection à l'eau sous carrelage (SPEC ou SEL selon les locaux), le traitement des points singuliers (siphons, angles, traversées), les pentes vers les évacuations et les produits sous avis technique. C'est le point le plus regardé par les acheteurs et les bureaux de contrôle.

Que dire sur les supports dans la méthodologie ?

Votre process de réception : contrôle de planéité (5 mm sous règle de 2 m), cohésion, propreté et humidité résiduelle des chapes, avec PV contradictoire avant démarrage. Montrez que vous savez refuser un support non conforme — c'est un gage de sérieux qui évite les désordres.